En ce soir d'été, la chaleur était abominable et la moiteur de l'air pesante. Un orage n'allait pas tarder à éclater. Sur ma moto, je filais dans la nuit. Je portais un blouson de cuir sur un tee-shirt. Ma tenue se complétait d'un short en jeans effrangé, de baskets et de chaussettes blanches qui tentaient d'absorber tant bien que mal l'humidité étouffante qui m'enveloppait.


Il m'a fallu un certain temps avant de m'inquiéter de la présence insistante de deux phares blancs dans mon sillage. J'ai poussé à fond le moteur de la 125 mais la voiture était puissante. Elle n'avait aucune peine à se maintenir derrière moi. Décidé à en avoir le cour net, je m'engageais dans un chemin de terre qui s'enfonçait dans un sous-bois. L'anxiété me gagna quand je constatais la persistance de l'automobiliste.


Enfin, l'orage est venu. Après une pluie fine, c'est un déluge d'eau qui s'abattit sur la région transformant les ornières en autant de canaux boueux. La voiture ne renonçait pas à me suivre. L'eau dégoulinait sous mon blouson à demi fermé, la boue collait à mes jambes, recouvrant mes baskets et mes chaussettes d'une pellicule brunâtre. Je frissonnais. C'est alors que je vis clignoter le voyant de la jauge d'essence. À tourner et à tourner dans la forêt, je m'étais perdu. J'ai ralenti afin de m'orienter mais la voiture s'est approchée dangereusement, me dépassant presque.


J'ai freiné sur une portion encore ferme du chemin. J'ai relancé le moteur pour repartir en sens inverse. Un crissement de frein m'avertit que la voiture allait effectuer la même manouvre. Des trombes d'eau continuaient à tomber m'empêchant de distinguer les pièges du chemin et rinçant épisodiquement mes jambes. Mais une bonne part de la boue s'insinuait dans mes baskets faisant patauger pieds et chaussettes dans un liquide brunâtre.


Soudain, je voulus prendre d'assaut un talus, espérant couper à travers bois pour rejoindre la route nationale. Mais la boue m'a fait déraper. La moto s'est couchée sur le côté et le moteur a calé.


J'ai actionné le kick mais il n'y avait plus d'essence. La voiture avait, elle aussi, pilé. J'ai senti mon ventre se nouer. Je me mis à courir à perdre haleine à travers les broussailles. Je n'entendais plus rien, seul le puissant faisceau d'une torche trouant l'obscurité me signalait la présence de l'inconnu à la voiture.


La croûte de boue sur mes mollets alourdissait mes pas. Néanmoins, je bondissais par dessus les troncs d'arbres abattus mais une souche invisible dans le noir me fit trébucher et m'étaler sur le sol détrempé.


Allongé de tout mon long dans la boue, j'ai entendu un feulement. L'homme s'est jeté sur moi, m'écrasant la main du talon. Puis ses mains se sont plaquées sur mes épaules, l'une remontant vers la bouche. J'ai alors tenté de mordre dans sa paume, mais mes dents n'ont rencontré qu'une motte de terre visqueuse. Il me tenait douloureusement cambré contre lui, l'étau de ses mains me maintenant dans la boue sans possibilité de me dégager de ce tiède et doux contact.


Alors il a ri. D'un petit rire joyeux, puéril. Et puis, il m'a rassuré, promettant de ne pas me faire de mal... À ce moment-là, il a plaqué un chiffon odorant sur mon visage. J'ai lutté pour ne pas sombrer, mais, lorsqu'il a peu à peu dégagé son étreinte, je m'étais déjà engourdi...

J'ai mis longtemps à émerger de ma torpeur. J'avais l'impression de sortir d'un cauchemar. Dans une pièce plongée dans le noir, j'ai tenté de remuer. Mes bras étaient levés, attachés aux poignets par des chaînes fixées à un palan.


C'est alors que je pris conscience de ma nudité. J'étais attaché là, en slip et en chaussettes. J'ai appelé, crié, rugi... J'ai secoué mes chaînes, hurlant de rage impuissante jusqu'à l'extinction de voix. Alors, j'ai eu soif. J'ai imploré, j'ai supplié qu'on me donne à boire. Alors j'ai uriné. Après avoir coulé le long de mes jambes, le liquide s'est transformé en un jet dru se répandant sur le sol. J'ai bien écarté mes jambes afin que mes chaussettes n'absorbent pas totalement la pisse. J'espérais garder des chaussettes partiellement sèches. Je me serais bien mis à genoux pour laper car dans ces circonstances, l'urine m'aurait paru désaltérante.


Depuis des jours, je croupissais dans ce réduit ne rêvant que d'eau, de pluie, de n'importe quoi pourvu qu'on puisse le boire. Le flot d'urine se tarissait. Mes excréments durcissaient dans le slip...


Enfin Il est venu. Brusquement, un projecteur puissant m'a aveuglé. Je distinguais une silhouette assise dans un fauteuil. Après m'avoir observé, les yeux rivés sur la tache de mon slip trempé, il s'est approché, cagoulé. Il se baissa, replia mes jambes pour retirer mes chaussettes et s'en servit pour essuyer la flaque de pisse qui s'étendait sur le sol. Puis, il me fit cambrer la tête en arrière, essorant au-dessus de mes lèvres craquelées chacune des chaussettes dégoulinantes.

Enfin, il est allé cherché une cruche que j'ai bue d'un trait, avidement. Alors, dans mon ventre, j'ai senti une violente douleur, et j'ai fait sous moi, un long jet de liquide urinaire. Il me regardait, hilare.

Plus tard, il a apporté une gamelle remplie d'une bouillie rougeâtre où flottaient des boulettes de viandes. Il a plongé sa main dans la nourriture et me l'a présenté ainsi devant la bouche. J'ai mangé dans sa main, sucé ses doigts pleins de sauce. J'en bavais. Il récupéra mes chaussettes par terre et essuya les commissures de mes lèvres et mon menton. Alors seulement, il les jeta au fond d'un sac poubelle et libéra mes fesses de mon slip plein.

Dans un coin de la pièce, un tuyau d'arrosage traînait à terre. Il le déplia dans ma direction, se plaça derrière mon dos et dirigea l'embout vers mes fesses. Sous la puissance du jet d'eau, la croûte qui les recouvrait se détachait. J'avais l'impression de me sentir plus léger. Il insista un moment sur l'entrée de mon anus... J'étais loin de me douter du traitement qu'il me réservait.

Je le vis préparer un gode énorme. Il le coiffa d'une chaussette propre. «Je vais te ramoner les intestins... Jamais une bite sous sa protection caoutchouteuse ne pourra te procurer pareille sensation...»

Avant que le gode ne perce mon anneau, le premier contact fut celui de la chaussette. Instinctivement, je m'ouvris comme une fleur. Au fur et à mesure que le gode progressait, j'en oubliais le diamètre impressionnant pour concentrer mes pensées sur le doux contact de la chaussette dans mon boyau. Ma bite s'était raidie. Elle n'allait pas tarder à exploser de jouissance. Mon bourreau prenait un malin plaisir à faire durer le traitement et à l'intensifier en me bourrant le gode jusqu'à la garde. Quand mon anus se contracta sur l'engin, un flot de sève crémeuse jaillit de ma queue.

Je repris mes esprits, allongé dans une mare de boue, près de ma moto crottée...